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Lexique
«Même une pièce qui doit être obscure a besoin au moins d'une petite fente pour qu'on se rende compte de son obscurité. Mais les architectes qui aujourd'hui dessinent des pièces ont oublié leur foi en la lumière naturelle. Assujettis à la facilité d'un interrupteur, ils se contentent d'une lumière statique et oublient les qualités infinies de la lumière naturelle grâce à laquelle une pièce est différente à chaque seconde de la journée.»
 
Louis Kahn, architecte
 

LEXIQUE LUMIÈRE :

VUE :

La vue est un mécanisme, fondé sur le champ visuel, qui assure la détection d'une information ou d'un stimulus.

source : AFE guide éclairage intérieur

VISION :

Le vision est un mécanisme psychosensoriel complexe qui traite, par le cerveau, les informations, pertinentes pour la vie quotidienne, de reconnaissance des objets et signaux. Il n'y a vision que s'il y a lumière.

source : AFE guide éclairage intérieur

VISIBILITÉ :

La visibilité définit la facilité, rapidité et précision avec lesquelles un objet peut être reconnu visuellement.
Une visibilité satisfaisante requiert un bon éclairage.

source : AFE guide éclairage intérieur


 

LE FLUX LUMINEUX :

Le flux lumineux d'une source est l'évaluation, selon la sensibilité de l'œil, de la   quantité de lumière rayonnée dans tout l'espace par cette source. Il s'exprime en lumen (lm).

 source : UCL Architecture et climat

 

 

L' INTENSITÉ LUMINEUSE :

L'intensité lumineuse est le flux lumineux émis par unité d'angle solide dans une direction donnée. Elle se mesure en candéla, équivalent à 1 lm/sr.

 source : UCL Architecture et climat

 

 

 

L' ÉCLAIREMENT :

L'éclairement d'une surface est le support du flux lumineux reçu à l'aire de cette surface. Son unité est le flux, équivalent à 1 lm/m2.


 source : UCL Architecture et climat 

 

LA LUMINANCE :

La luminance d'une source est le rapport entre l'intensité lumineuse émise dans une direction et la surface apparente de la source lumineuse dans la direction considérée. La luminance s'exprime en candélas par mètre carré (cd/m2).

 source : UCL Architecture et climat


 

LE FACTEUR DE LUMIÈRE DU JOUR (FLJ) :

Le facteur de lumière du jour en un point intérieur est le rapport de l'éclairement naturel reçu en ce point à l'éclairement extérieur simultané sur une surface horizontale en site parfaitement dégagé, par ciel couvert.

 

 

FLJ = Eintérieur / Eextérieur (%)

 

L'éclairement solaire global :

Le rayonnement solaire incident à la limite de l'atmosphère se décompose, lors de sa traversée, en une composante direct, qui  atteint la surface terrestre sans modifier sa trajectoire, et une composante diffuse, qui atteint la surface après absorption et réémission dans l' atmossphère.

Le rayonnement solaire global est la somme du rayonnement solaire diffus, dû au ciel, et du rayonnement solaire direct, dû exclusivement au soleil.

L'éclairement lumineux :

La différence entre l'éclairement solaire global reçu par une surface horizontale sous ciel serein  et celui capté par ciel moyen ou couvert est d'autant plus grande que la surface réceptrice tend à être perpendiculaire au rayonnement solaire.

Le graphe ci-dessous donne l'évolution moyenne horaire de l'éclairement lumineux observé en Belgique sur une surface horizontale, par ciel couvert serein, pour quatre mois de l'année.


Connaissances de base et caractérisation de la lumière

 Le spectre solaire :

 
 
 
 
Le rayonnement solaire ne correspond qu'à une partie du spectre des ondes électromagnétiques. Le soleil dégage autour de lui une énergie de 66 millions de W/m2, produite par des réactions nucléaire en chaîne. Seule une fraction de cette énergie atteint les limites de notre atmosphère. Elle vaut 1 353 W/m2 et est appelé   constante solaire.
 

L'énergie reçu au niveau du sol est plus faible que cette valeur car l'atmosphère absorbe une partie du rayonnement solaire (environ 15%) et la réémet dans toutes les directions sous forme de rayonnement diffus. L'atmosphère réfléchit une autre partie du rayonnement solaire vers l'espace (environ 6%). Le rayonnement global au niveau du sol se définit donc comme la somme du rayonnement direct  et du rayonnement diffus. L'énergie reçue par une surface dépend en outre de la saison, de la latitude, des conditions météorologiques, du relief, de la pollution, de l'orientation de la surface considérée, etc.

 

   Lumière naturelle

 

 

 

 

 

 

 

Le spectre solaire se répartit selon trois types de rayonnement :

  • Les ultraviolets (UVA et UVB) qui ont une longueur d'onde comprise entre 280 et 380 nm. Ils représentent environ 5 % de la quantité totale du rayonnement solaire.
  • la partie visible du spectre. Il s'agit de la partie du rayonnement solaire compris entre 380 et 700 nm. C'est dans ce domaine visible que l'énergie solaire est la plus intense. Elle représente 50 % de la quantité totale du rayonnement solaire.

 

Les infrarouges (IRA et IRB) qui correspondent aux longueurs d'ondes comprises entre 700 et 2 500 nm. Ils représentent environ 45 % du spectre solaire.

 source : UCL Architecture et climat

CARACTÉRISATION DE LA LUMIÈRE :

 

Le Facteur de Lumière du Jour (FLJ)  

 

FLJ = E intérieur / E extérieur (%)


Ces deux valeurs d'éclairement sont dues à la lumière reçue d'un même ciel dont la répartition des luminances est supposée ou connue, la lumière solaire directe en étant exclue.
Sous les conditions de ciel couvert, les valeurs du facteur de lumière du jour sont indépendantes de l'orientation des baies vitrées, de la saison et de l'heure.

 

 

Elles donnent ainsi une mesure objective et facilement comparable de la qualité de l'éclairement à l'intérieur d'un bâtiment.
Ceci étant, une fois qu'on connaît le facteur de lumière du jour en un point d'un local, on peut calculer l'éclairement atteint en ce point, à n'importe quel moment de l'année, sous des conditions de ciel couvert, à partir de l'éclairement horizontal extérieur.

 

 

Éclairage zénithal

 

 

Ce type de ciel standardisé est celui du ciel couvert établi par la Commission Internationale de l'Éclairage (CIE), pour lequel la luminance en un point varie en fonction de sa position sur la voûte céleste, suivant la loi :

 


 

Où Lz représente la luminance au zénith et Ø la hauteur de la zone du ciel considérée. La luminance au zénith est donc trois fois plus élevée que la luminance de l'horizon. Ce modèle correspond à un ciel de nuages clairs cachant le soleil.

 source : UCL Architecture et climat

L'influence de l'orientation de l'ouverture :

L'organisation spatiale d'un bâtiment devrait être toujours pensée en fonction du moment d'occupation des locaux, de l'activité qui s'y déroule et de la course du soleil.

Il est préférable de placer les fenêtre de telle façon que le soleil puisse pénétrer à l'intérieur d'un local au moment où il est le plus utilisé. Ainsi, les locaux essentiellement occupés le matin devraient toujours, dans la mesure du possible, être orientés à l'est, ceux occupés dans le courant de la journée, au sud et ceux où l'on se tient en soirée, à l'ouest. On choisira, par exemple, une orientation est pour la cuisine tandis qu'une orientation ouest convient davantage à un salon. Les locaux de service ainsi que les pièces de travail nécessitant une lumière constante et homogène sont de préférence localisés au nord.

L'apport de lumière naturelle est maximum sur la façade sud en hiver et en entre-saison. Par contre, en été, le rayonnement solaire est plus important à l'est pendant la matinée et à l'ouest durant l'après-midi. Les ouvertures orientées au sud offrent donc la meilleure situation puisqu'elles captent un maximum de rayons solaire en hiver et durant l'entre-saison et qu'en été, il est plus facile de se protéger du soleil au sud puisqu'il et plus haut dans le ciel. La façade sud apparaît donc comme l'orientation privilégiée pour capter la lumière naturelle.

Une orientation adaptée aux contraintes du bâtiment permet de réduire la consommation de chauffage et d'éclairage de ce bâtiment. Le bilan thermique d'une fenêtre classique peut en général être considéré comme un capteur de chaleur au sud et une surface déperditive au nord. Il est donc important de tenir attentivement compte de l'orientation d'un bâtiment pour déterminer la surface des percements des différentes façades. Dans un immeuble de bureaux, les besoins en énergie sont généralement réduits lorsque les façades principales sont tournées vers le nord et vers le sud, plutôt qu'orientées vers l'est et l'ouest.

L'influence de l'inclinaison de l'ouverture :

Pour capter le maximum de rayonnement solaire direct, une ouverture doit être le plus perpendiculaire possible aux rayons du soleil. En revanche, par ciel couvert, les performances d'une fenêtre sont avant tout liées à la portion de ciel visible depuis l'ouverture. Ainsi, une ouverture zénithale horizontale ouvre une partie de ciel plus importante qu'une fenêtre verticale et apporte donc une plus grande part de lumière naturelle diffuse dans le local qu'elle éclaire.De même, une fenêtre oblique tournée vers le ciel offre déjà un flux lumineux diffus plus important que la fenêtre verticale.

Les fenêtres de façade et les ouvertures zénithales ont un comportement radicalement divergent en ce qui concerne la sélection des pénétrations solaires.

Les ouvertures latérales ne voient qu'un partie du ciel. Par ciel couvert, ces ouverture verticales ont donc des performances lumineuses nettement plus faibles que les ouvertures horizontales. En outre, la lumière pénètre latéralement dans les locaux, ce qui peut créer des situations  de contre-jour ou d'éblouissement  à proximité des fenêtres.

 


 

Les ouvertures zénithales s'ouvrent sur la totalité de la voûte céleste ; elles induisent donc une large pénétration de lumière diffuse. La distribution lumineuse obtenue pour une ouverture horizontale est aussi beaucoup plus homogène que celle produite par une fenêtre verticale. De plus, la lumière entre dans les locaux par le plafond, ce qui limite a priori les phénomènes d'éblouissement.

 

 

 

 

Interêt de la lumière naturelle

Une lumière naturelle vitale :

 

 

 

 

Nous passons de nos jours une large majorité de notre temps à l'intérieur d'espace clos, que cela soit durant nos transports, dans nos espaces de travail, ou dans notre logement. Il se pose alors la question du maintien d'un lien suffisant avec l'extérieur, lien auquel la lumière naturelle contribue activement.

L'existence de l'homme est intimement liée à la lumière. Il ne peut littéralement pas vivre sans elle. La lumière constitue un élément essentiel, générateur de vie sur terre. Elle représente une partie indéniable de notre vécu quotidien et nous influence du point de vue physiologique et psychologique.

 

 

L'extrême complexité du comportement de la lumière naturelle conduit de nombreux architectes à négliger les qualités intrinsèques de l'éclairage naturel au profit d'un éclairage artificiel plus adaptable. Néanmoins, la lumière naturelle est le mode d'éclairement le plus agréable, le plus performant et le plus économique pour peu qu'on puisse s'en préserver lorsque c'est nécessaire. Sa variabilité se montre extrêmement bénéfique pour le confort des occupants. Son utilisation judicieuse est un atout majeur pour développer les qualités architecturales, énergétiques et environnementales d'un bâtiment. La lumière naturelle se révèle donc l'éclairage d'ambiance par excellence.

La lumière naturelle apparaît comme un moyen architectural particulièrement riche. De plus, elle est au cœur même de la définition du geste créateur : exprimer, c'est à dire mettre en lumière, extraire de l'ombre.

Notre œil est adapté de manière assez remarquable à la richesse du spectre issu du soleil et des rediffusions dans le ciel et les nuages. Les modulations de la lumière naturelle nous renseignent sur la météo extérieure, c'est aussi un indicateur temporel : l'heure de la journée, la saison.

Les niveaux atteints à l'extérieur sont sans commune mesure avec les conditions d'éclairage artificiel habituels, le Code du Travail impose que les bâtiments soient conçus et disposés de manière à ce que la lumière naturelle puisse être utilisée pour l'éclairage des locaux destinés à être affectés au travail lorsque les activités ne s'y opposent pas (Article 232-235).

Il est observé par ailleurs des effets notables sur la santé, notamment en période hivernale où les rythmes jour-nuit sont peu marqués. Chez les personnes les plus sensibles (SAD syndrome "Seasonal Affective Disorder") les variations de l'hormone appelée mélatonine sont alors insuffisantes pour garantir une bonne qualité du sommeil la nuit et un bonne éveil le jour : les promenades hivernales en milieu extérieur deviennent alors essentielles pour le bien être.

En outre, dans le contexte énergétique actuel, le rôle de la lumière naturelle à l'intérieur des bâtiments devient un enjeu important qui demande alors un dimensionnement équilibré des ouvertures, objet du travail qui suit.

 

Régulation biologique :

Notre horloge biologique (ou circadienne) est synchronisée au niveau oculaire par la lumière. Le système visuel, au niveau rétinien, ne se contente pas de transmettre des informations aux aires visuelles de notre cerveau, mais aussi à d'autres aires régulant notre horloge biologique située dans les noyaux suprachiasmatiques (NSC), notamment par le sécrétion de la mélatonine, (voir la figure 4).

La sécrétion et la suppression de cette hormone (qui régule l'état de sommeil et l'état de veille) se font suivant le rythmes jour/nuit pour certaines longueurs d'onde de lumière. Le spectre d'action de la suppression de la mélatonine prend naissance dans l'ultraviolet, culmine entre 480 et 484 nm, pour disparaître au milieu du spectre visible vers 550 nm. Le rythme de notre horloge biologique est proche de 24h (en moyenne 24,2 heures).

 

Régulation biologique - lanterneau

 

 

 

Un défaut de synchronisation de l'horloge circadienne (qui peut s'expliquer par un décalage horaire ou un travail de nuit par exemple se traduit par l'altération de la veille, du sommeil, de l'humeur, des processus neurocognitifs et du cycle cellulaire.

Les bénéfices de la lumière comme puissant synchronisateur de cette horloge ont été mentionnés au niveau de la photothérapie, de la dépression saisonnière, des troubles du sommeils et des troubles du travail posté. Dans le cas d'un poste régulier de nuit par exemple, les recommandations actuelles sont une exposition à la lumière de forte intensité en première moitié de poste et une réduction de l'intensité lumineuse par la suite.

 

Le système visuel : 

L'éclairage artificiel représente une part très importante des consommations totales d'énergie de nombreux bâtiments. Une bonne gestion de la lumière naturelle, alliée au contrôle de l'éclairage artificiel, présente l'avantage de réaliser de substantielles économies d'énergie, tout en améliorant le confort visuel des usagers. Signalons, par exemple, que les charges d'éclairage des bureaux peuvent être réduites de 30 à 50% par l'emploi de systèmes de contrôle lumineux appropriés. De plus, la gestion optimale de l'éclairage naturel permet également de profiter des gains solaires pour réduire les consommations de chauffage ou de diminuer les surchauffes induites par le rayonnement solaire et par les apports de chaleur des lampes afin d'abaisser les charges de refroidissement du local. Ainsi, un bon éclairage naturel, un contrôle lumineux adéquat et une maintenance efficace entraînent une diminution considérable de la consommation énergétique totale d'un édifice.
Dans le cadre du développement durable , il est essentiel de concevoir des édifices en concordance optimale avec leur environnement, ce qui inscrit le climat parmi les dimensions fondamentales de l'architecture. Un moyen privilégié pour accorder un bâtiment aux rythmes naturels consiste à tirer le meilleur parti possible de la lumière naturelle dans cet édifice. En outre, l'emploi de la lumière naturelle est plus écologique que celui de la lumière artificielle. En effet, une gestion optimisée de l'éclairage se traduit indirectement par une diminution des quantités de déchets produits par le bâtiment au cours de son fonctionnement ou lors de sa démolition. Ainsi, chaque lampe économisée supprime l'obligation de recyclage du gaz qu'elle renferme. De même, éviter la mise en œuvre d'une unité de climatisation élimine le problème du recyclage du fréon utilisé.

Pour nos marchés de bâtiments industriels ou commerciaux de hauteur sous plafond supérieure à 5 m, l'éclairage naturel zénithal est indispensable.
Recommandations I.N.R.S
 

I.    Ergonomie visuelle et éclairage.

II.   Éclairage naturel.

III.  Rapports d'éclairement.

IV.  Phénomène d' éblouissement 

V.   Facteurs de réflexion recommandés par l' A.F.E   

VI. Préconisations de l' INRS

 
 
 
 

I. Ergonomie visuelle et éclairage :

 

Un des objectifs importants de l'ergonomie est de prévenir un effort superflu et improductif en adaptant l'activité professionnelle au travailleur de sorte que ses capacités soient convenablement et efficacement  utilisées. Dans le contexte éclairage-vision, le but de l'ergonomie visuelle est d'adapter l'environnement lumineux aux capacités visuelles de l'opérateur humain et d'épargner un effort inutile au système visuel. Un éclairage inadéquat est un facteur de contrainte qui augmente la charge de travail : l'opérateur doit faire un effort accru pour détecter et traiter l'information visuelle nécessaire à l'accomplissement de sa tâche. Ainsi, un faible niveau d'éclairement d'éclairement de la tâche, un rapport trop élevé entre la luminance de la tâche et celle de l'environnement proche, des réflexions diffuses qui estompent les détails, une luminance élevée proche de l'axe de vision qui provoque l'éblouissement constitue des facteurs supplémentaires de charge pour le système visuel.

Ainsi, une augmentation du niveau de l'éclairement entre certaines limites (de 200 à 2000 lux) améliore la visibilité, la vitesse et la précision d'exécution d'une tâche visuelle.

En pratique , l'éclairement est mesuré dans un plan horizontal (table de travail, par exemple) ou vertical (rayons de bibliothèque, pièces stockées sur étagères, écran de visualisation). Pour des sources ponctuelles, l'éclairement est directement proportionnel à l'intensité lumineuse de la source et inversement proportionnel au carré de la distance entre la source lumineuse et l'objet (figure 2.4).

L'œil humain répond à des niveau d'éclairement très variés, de quelques lux, dans une pièce obscure à 100 000 lux sous le soleil à midi. A l'extérieur, les niveaux peuvent varier entre 2 000 et 100 000 lux  le jour ; l'éclairage artificiel extérieur de nuit varie entre 50 et 500 lux. (voir tableau 2.1). Les mesures d'éclairement (en lux) quantifient uniquement la quantité de lumière reçue par unité de surface. La lumière qui tombe sur une n'est vue qu'après réflexion ; l'œil humain ne perçoit généralement que la lumière réfléchie. L'impression visuelle ne dépend donc pas uniquement de la quantité de lumière produite mais également des propriétés de réflexion des surfaces.

La luminance (L) se réfère à l'intensité lumineuse d'un point d'une surface donnée et dans une direction donnée (figure 2.3). Elle peut provenir directement d'une source lumineuse (lampe) ou réfléchie par une surface éclairée (murs, meubles, d'autres objets). L'unité de mesure de la luminance est la candéla par m2 (cd.m-2).

Le tableau 2.2 donne quelques valeurs de luminances das les bureaux avec un éclairage de 300 lx.

 

 

 Lampe fluorescente (65W)10 000 cd.m-2
 Surface des fenêtres
 1 000 - 4 000 cd.m-2
 Papier blanc sur une table
 70 - 80 cd.m-2
 Surface de la table  40 - 60 cd.m-2
 Cadre de l'écran (brillant)
 70 cd.m-2
 Cadre de l'écran (noir, mat)
 4 cd.m-2
 Fond de l'écran
 5 - 15 cd.m-2
 

 

II. Éclairage naturel :

Le développement de l'éclairage artificiel n'a pas éliminé la préférence de la plupart des personnes pour la lumière du jour dans l'habitat et au travail. En effet, la lumière solaire et sa répartition spectrale constituent le stimulus auquel l'œil s'est adapté "naturellement" au cours du développement phylo et ontogénétique.

Au poste de travail, la lumière naturelle contribue à la satisfaction visuelle car elle permet le contact avec le monde extérieur et introduit une certaine variabilité spatiotemporelle dans l'ambiance.

Les avantages de la lumière naturelle sont surtout d'ordre qualitatif :

  • La lumière naturelle est très homogène, sa luminosité est élevée et elle diffuse bien.
  • L'éclairage naturel contribue au bien-être car il assure une communication visuelle avec l'extérieur.
  • Des variations modérées de l'éclairage naturel contribuent au maintien de la vigilance lors des tâches visuelles monotones.

 

III. Rapports d'éclairement :

Le rapport d'éclairement entre les zones de circulation et les zones de travail attenantes doit être au moins de 1/5 ; le niveau d'éclairement moyen des zones de circulation ne doit pas être inférieur à 125 lux. Le rapport d'éclairement de deux locaux contigus doit être compris entre 1 et 5.

 

IV. Phénomène d' éblouissement  :

Un excès de luminance dans le champ visuel tel que le passage  brusque de l'obscurité à la lumière, l'apparition de projecteurs ou phares, de points lumineux apparaissant dans l'espace visuel provoquent l'éblouissement. Ce phénomène se caractérise par une sensation de gêne oculaire et des difficultés  à distinguer l'objet à examiner.

 

V. Facteurs de réflexion

recommandés par l' A.F.E :

Au voisinage  immédiat de la tâche visuelle, le facteur de réflexion doit être inférieur à celui de la tâche visuelle mais supérieur au 1/3 de cette valeur.

Le facteur de réflexion du plafond doit être aussi élevé que possible (>0,7).

Le facteur de réflexion  des murs doit se situer entre 0,3 et 0,7 et celui du sol entre 0,2 et 0,4.

 source :ÉCLAIRAGE ET VISION : Document NS 149 de Robert FLORU de décembre 1996


PRÉCONISATIONS DE L' INRS : 

 

» Éclairage naturel suffisant dans la journée 300 à 400 lux   soient FLJ 6% à 8%

» Éclairage naturel minimum complémentaire 200 lux soient FLJ 5%

Du syndicat allemand FVLR (équivalent GIF) :


» Niveau modéré 100 à 250 Lux avec FLJ 2 à 5 %
» Niveau élevé 250 à 500 Lux avec FLJ 5 à 10 %

Impressions sur site :


» 100 lux est un minimum pour se déplacer sans risque
» 300 lux est un minimum pour travailler

Choix d'un niveau de FLJ (facteur lumière du jour) :


Un FLJ de 2 % est minimum, en dessous duquel, la lumière naturelle n'a pas d'impact.
Un FLJ de 5 % est souhaitable selon l'INRS et les recommandations du FVLR
Un FLJ de 10 % demande une bonne maîtrise des apports solaires et de l'éblouissement.

Offre en éclairage naturel


» Éclairement naturel et artificiel :

  • Lampe bureau 100 w à 50 cm : 300 lux
  • Brouillard : 400 lux
  • Ciel couvert nuages épais : 5 000 lux
  • Ciel couvert nuages blancs : 20 000 lux
  • Ciel clair et nuages : 50 000 lux
  • Ciel clair sans nuages : 100 000 lux

» Luminance :

  • Limite de confort : 1500 cd/m2
  • Soleil temps clair : 160 000 cd/m2


Confort visuel :

Importance de la variabilité de l'éclairage naturel.
Les filtres sur les éléments transparents ne doivent pas modifier la répartition spectrale de la lumière.
Éclairage en façade satisfaisant pour une profondeur de 2 fois la hauteur sous linteau.
Pour assurer un minimum d'uniformité il faut avoir :
Limite extrême : distance entre le centre de deux lanterneaux < 2 x hauteur sous plafond.
Souhaitable : distance entre le centre de deux lanterneaux < 1,2 x hauteur sous plafond.

 

Disponibilité de la lumière naturelle :

» Disponibilité de la lumière

 

Pour les 8 villes suivantes correspondant aux zones climatiques de la RT 2005 (voir détail des zones en annexe)

 

 H1 a

 Paris

 H1 b

 Strasbourg

 H1 c

 Lyon

 H2 a

 Rennes

 H2 b

 Nantes

 H2 c

 Toulouse

 H2 d

 Valence

 H3

 Marseille

 

 

 Références normatives et réglementaires :

» Code du travail et aide mémoire juridique de l'INRS TJ 13
6.1 Textes Réglementation- Code du travail et aide mémoire juridique de l'INRS TJ 13 - 12/ 2005. Nx N° R4213-1 à 4 et R 4223-2 à 11depuis 3/2008  :
» Article R 235-2

" Les bâtiments doivent être conçus et disposés de manière que la lumière naturelle puisse être utilisée pour l'éclairage des locaux destinés à être affectés au travail, sauf dans les cas où la nature technique du travail s'y oppose "

» Circulaire du 11/04/1984
"Il n'est pas fixé de valeur minimale d'éclairement naturel"  
Cependant, chaque fois que cela sera possible, il est recommandé d'assurer un niveau mini par temps clair supérieur aux valeurs mini de l'Article R 232-6-2

» Article R 232-6-2

Éclairage général :

" Pendant la présence du personnel dans les lieux ... de travail, les niveaux d'éclairement mesurés au plan de travail ou, à défaut au sol, doivent être au moins égaux aux valeurs indiquées dans le tableau ci-après :

 Locaux

 Valeurs mini

Voies de circulation

 40 Lux

Escalier et entrepôts

 60 Lux

Locaux de travail

 120 Lux

Locaux aveugles de travail

 200 Lux

             

Éclairage des zones de travail :

Dans les zones de travail, le niveau d'éclairement doit en outre être adapté à la nature et à la pression des travaux à exécuter "

» Circulaire du 11/04/1984

Éclairement minimal du plan de travail :

Exemple de niveaux mini selon norme NF X 35-103 dans le tableau ci-après :

 

Activité  

 Valeurs mini

Mécanique moyenne  

 200 Lux 

Travail de petites pièces

 300 Lux

Mécanique fine

 400 Lux

Électronique, contrôles

 600 Lux 

Laboratoires 

 800 Lux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

» Article R 232-7-3

" En éclairage artificiel, le rapport des niveaux d'éclairement ... entre la zone de travail et l'éclairement général doit être compris entre 1 et 5  "

Si niveau de 1000 Lux sur le plan de travail, l'éclairage général ne doit pas être inférieur à 200 Lux.

» Article R 232-7-4

" Les postes de travail situés à l'intérieur des locaux ... doivent être protégés du rayonnement solaire gênant soit par la conception des ouvertures, soit par des protections fixes ou mobiles appropriées "

Éblouissement ou effet thermique du rayonnement solaire direct - Circulaire du 11/04/1984

 

» Mesures d'éclairement avec luxmètre, réponse spectrale suivant sensibilité de l'œil, étalonnage par centre agréé par le BNM

» Mesure de luminance, avec luminancemètre,  réponse spectrale suivant sensibilité de l'œil, étalonnage par centre agréé par le BNM.


Code du travail et aide mémoire juridique de l'INRS
"Les bâtiments doivent être conçus et disposés de manière que la lumière naturelle puisse être utilisée pour l'éclairage des locaux destinés à être affectés au travail, sauf dans les cas où la nature technique du travail s'y oppose"
 source : inrs - Article R 235-2
"il n'est pas fixé de valeur minimale d'éclairement naturel"
Cependant, chaque fois que cela sera possible, il est recommandé d'assurer un niveau mini par temps clair supérieur aux valeurs mini de l'Article R 232-6-2
Circulaire du 11-04-1984

Éclairage général :

"Pendant la présence du personnel dans les lieux ... de travail, les niveaux d'éclairement mesurés au plan de travail ou, à défaut au sol, doivent être au moins égaux aux valeurs indiquées dans le tableau ci-après :

 

 Locaux
 Valeurs mini 
 Voies de circulation
 40 Lux 
 Escaliers et entrepôts 60 Lux 
 Locaux de travail
 120 Lux 
 Locaux aveugle de travail
 200 Lux 
 
source inrs : Article R 232-6-2

Éclairage des zones de travail :

Dans les zones de travail, le niveau d'éclairement doit en outre être adapté à la nature et à la pression des travaux à exécuter"

 

Éclairement minimal du plan de travail :

Exemple de niveau mini selon norme NF X 35-103 dans le tableau ci-après :

 

 ActivitéValeurs mini
Mécanique moyenne
200 Lux 
Travail de petites pièces
300 Lux 
Mécanique fine
400 Lux 
Électronique, contrôles
600 Lux 
Laboratoires800 Lux 
 
circulaire du 11/04/1984

"En éclairage artificiel, le rapport des niveaux d'éclairement ... entre la zone de travail et l'éclairement général doit être compris entre 1 et 5"

Si niveau de 1000 Lux sur le plan de travail, l'éclairage général ne doit pas être inférieur à 200 Lux.

Article R 232-7-3

 

Les postes de travail situés à l'intérieur des locaux ... doivent être protégés du rayonnement solaire gênant soit par le conception des ouvertures, soit par des protections fixes ou mobiles appropriées"

Éblouissement ou effet thermique du rayonnement solaire direct - circulaire du 11/04/1984

 Mesures d'éclairement avec luxmètre, réponse spectrale suivant sensibilité de l'œil, étalonnage par centre agrée par le BNM.

Mesure de luminance, avec luminancemètre, réponse spectrale suivant sensibilité de l'œil, étalonnage par centre agrée par le BNM.

Article R 232-7-4
Projet de révision de la norme européenne : Eclairage des lieux de travail
Préscriptions pour les systèmes d'éclairage pour les lieux de travail en quantité et qualité, ainsi que des recommandations de bonne pratique.
 
Trois exigences :
-> Confort visuel
-> Performance visuel
-> Sécurité
Paramètres qui déterminent une ambiance lumineuse

-> Distribution des luminances

- Équilibre pour - l'acuité visuelle - la sensibilité aux contrastes - l'efficacité des fonctions oculaires.
 
- Éviter - trop fortes luminances - trop grands contrastes - trop faibles luminances.
 
- Facteurs de réflexion recommandés - plafond 0.7 à 0.9 -
murs 0.5 à 0.8  sol 0.2 à 0.4.
 
- Éclairement à maintenir - mur efficace 50 lux U0 > 0.10 - plafond 30  lux U0  > 0.10.

-> Éclairement

- Echelle en lux   20-30-50-75-100-150-200-300-500-750-1000-1500-2000-3000-5000
- Zones
 
 TravailMini Immédiat
Mini Fond
> 750 Lux
500 lux
100 lux
500 lux
300 lux
100 lux
300 lux
200 lux
50 lux
 
 
- U0  immédiat > 0.40 - U0 fond > 0.10 (U0  = Éclairement mini/moyen)
 
- Maillage éclairage artificiel ? 

-> Éblouissement

- D'inconfort UGRL pas de méthode pour fenêtre et lanterneau
- Angles mini de défilement en fonction des luminances 15° à 30°

-> Rendu couleur

-> Lumière du jour

- Peu de prescriptions
- EN 15193 pour rendement énergétique
 Prescriptions relatives à l'éclairage
C min en Lux : éclairement moyen mini
 
UGRL :
 
U0  : E mini / moyen
 
Ra  : Indice de rendu des couleurs maxi 100 et moins si diminution de la qualité de rendu
 
 

-> Zone de circulation et espaces communs :

 
Type d'activité
C min en Lux UGRL
 U0Ra
Zone de circulation
100
28
0.4
40
Quai de chargement
300
25
0.6
40
 
 

-> Magasins et entrepôts :

 
Type d'activité
C min en Lux UGRL
U0
Ra
Magasins et entrepôts
100
 250.4
60
Manutention et emballage
300
25
0.6
 60
 

-> Activités industrielles :

 
Type d'activité
C min en Lux UGRL
U0
Ra
 Fabrication300
25
0.6
80
Assemblage fin
500
22
0.680
 Assemblage de précision
750
19
0.7
80
 Outillage1000
19
0.7
80
 

-> Magasins de vente au détail :

 
Type d'activité
C min en Lux UGRL
U0
Ra
 Vente300
19
0.4
80
 Caisse500190.6
80
 

-> Locaux scolaire :

 
Type d'activité
C min en Lux UGRL
U0
Ra
Classes
500
19
0.6
80
Travaux pratiques
500
19
0.6
80
Sport et gymnase piscine
300
22
0.6
80
 
Action du GIF pour l'énergie naturelle.
 
  • 2009 groupe d'étude pour quantifier et clarifier les apports de lumière naturelle.
  • Participation aux discussions RT 2012.
  • Lancement d'actions de communication lumière et énergie.
  • Travail avec syndicat de l'éclairage.

  
 
 
 
  • Utilitaire de calcul à la disposition des bureaux d'études pour :
- Pré-dimmensionner l'éclairage zénithal.
- De grands locaux > 300 m2 , hauteur > 5 m.
- Pour assurer une autonomie de 50% mini d'éclairage naturel.
 
  
 
  
 
  • Participation aux journées nationale de la lumière à Tours les 27 et 28 novembre 2010.
  • Présentation de l'étude GIF / INGELUX à EXPOPROTECTION le 2 novembre 2010.
  • Parution d'une lettre GIF LUMIÈRE en décembre 2010.
  • Article commun avec le syndicat de l'éclairage dans la revue LUX début 2011.
  • Programme 2011 - 2012.